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Restauration numérique

Les services d’archives ne sont pas les seuls confrontés à la nécessité de restaurer. Les bibliothèques aussi… La restauration numérique est nouvel outil qui peut être avantageusement utilisé selon les besoins et les objectifs visés.

Le Figoblog  nous met sur la piste d’un cas :

« La BIUM présente ici une expérience de restauration numérique : il s’agit de numériser des ouvrages des documents particulièrement précieux, fragiles, endommagés ou difficiles à photographier. Confiés à un photographe, les clichés ont été largement retouchés, recollés, réassemblés et retravaillés pour obtenir des clichés plus vrais que nature, « en visant un retour vers l’apparence qu’il pouvait avoir quand le temps ne l’avait pas encore dégradé ». »

Si ce thème vous intéresse, lisez le billet et ces commentaires (ici).

Les progrès de la technologie ne changent pas la philosophie inhérente à la restauration et les débats et questionnements qu’elle peut susciter…

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Classé dans:Bibliothèques, Documents numériques, Numérisation, Restauration

SEPB – Library Issues : Information Integrity and Preservation

C’est ce que l’on trouve notamment dans la table des matières de cette bibliographie sélective d’ouvrages savants publiés électroniquement depuis 1990 , The Scholarly Electronic Publishing Bibliography (SEPB), Version 70: 12/18/2007, compilée  par Charles W. Bailey, Jr. (Houston, USA).

 Voir 6.4 Library Issues: Information Integrity and Preservation

Classé dans:Archivistique, Bibliothéconomie, Documents numériques, Préservation information numérique

La mémoire, du point de vue physiologique et psychologique…

C’est ce à quoi nous propose de réfléchir cet article d’Hervé Morin, L’amnésie guette-t-elle l’espèce humaine ? (Le Monde, en ligne, 15 déc. 2007)

Le rapport avec les archives, les bibliothèques et Internet ?

Voici quelques extraits :

«(…) Christian Vandendorpe (université d’Ottawa) [ : ]« Internet ne fait qu’accélérer encore le mouvement d’externalisation de la mémoire humaine, entamé avec l’invention de l’écriture » (…)

Il rappelle que Platon, dans son Phèdre, posait déjà l’enjeu de cet abandon de souveraineté. Socrate y rapporte les propos du roi d’Egypte, selon lequel le dieu Thôt, inventeur de l’écriture, avait confondu deux choses très différentes : « Tu n’as pas inventé un élixir de mémoire, mais un moyen de retrouver un souvenir. Tu ne donnes pas la sagesse, mais l’apparence de la sagesse. »»

Depuis la naissance de l’écriture, en passant par l’éclosion de l’imprimerie, nos interrogations de fond ont-elles à ce point changé ? Pas forcément… Tout changement apporte son lot d’insécurité et de questionnements.

Il est même question de l’accès à la littérature scientifique…

«Autre inquiétude, émise par le biologiste Antoine Danchin (Institut Pasteur) : le risque d’amnésie que peut engendrer, dans le monde de la recherche, la disponibilité immédiate de la fraction la plus récente de la littérature scientifique. « Cela induit une forme de paresse qui fait que l’on ne revient pas toujours aux sources », constate-t-il. Des pistes déjà suivies sont ainsi à nouveau explorées en pure perte. Et le phénomène pourrait bien s’accentuer, puisque ce qui n’aura pas été numérisé n’aura plus, à l’avenir, droit de cité.»

Mais ne nous trompons pas, le thème central de cet article est le suivant :

«Plus de vingt siècles plus tard, la nouvelle externalisation de la mémoire qui se profile, d’une ampleur inégalée, pose des questions fort prosaïques : pourquoi se donner la peine d’apprendre quand tout est disponible à la vitesse de la lumière ? A quoi bon mener une réflexion personnelle pour écrire un texte quand le « copier-coller » s’y substitue avantageusement ? »

Dernière action que je me suis précipitée à exécuter, non pas pour ne pas réfléchir et copier bêtement, mais bien pour partager la réflexion… Comme quoi, tout est loin d’être à ce point perdu. La vie s’adapte. C’est la notion et la perception du temps qui change.

Classé dans:Ère du numérique, Mémoire

Mise en valeur des archives : des utilisateurs de plus en plus diversifiés

Les progrès des nouvelles technologies, notamment la numérisation des images et la publication sur Internet, font que la diffusion à un large public est rendue plus facile mais aussi que la demande auprès des archives augmente. Les services de référence voient leur clientèle se diversifier, comme le décrit l’article suivant : Hill, Amanda. 2004. Serving the Invisible Researcher: meeting the needs of online users. In Journal of the Society of Archivists vol. 25, no. 2.

La satisfaction des usagers, qui était déjà importante pour les archivistes, devient un enjeux encore plus important et doit être plus étudiée quelle ne l’a été jusqu’à maintenant. C’est ce qui commence à se produire. D’une absence quasi totale de questionnements sur les utilisateurs et leurs besoins, il devient incontournable d’y porter attention. Surtout dans un contexte, quasi permanent et généralisé, d’absence de ressources financières, physiques et humaines pour répondre à une demande toujours croissante, attirée par ce travail de mieux en mieux fait de mise en valeur.

D’où un premier dilemme, montrer mais ne pas donner directement accès. Frustration des utilisateurs qui ont l’impression d’avoir été faussement attirés par une vitrine majestueuse et entrent dans un magasin aux étagères vides et sombres. Il faut donc éduquer pour bien faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’une duperie et encore moins d’une punition mais d’une nécessité. Dans le même temps, les besoins d’horaires étendus sont grandissants et difficiles à fournir par manque de moyens, encore une fois. Et enfin, les demandes de référence à distance prennent de plus en plus de place [cf. Salzmann, Katharine A. 2004. Contact Us: Archivists and Remote Users in the Digital Age. Co-published simultaneously in The Reference Librarian (The Haworth Information
Press, an imprint of The Haworth Press, Inc.) No. 85, 2004, pp. 43-50; and: Digital versus Non-Digital Reference : Ask a Librarian Online and Offline (ed: Jessamyn West)
].

Autre dilemme, les archives sont ouvertes à tous, gratuitement. Aucune discrimmination du public n’est faite. Plus de public, pas plus de ressources pour soutenir des heures d’ouvertures qui conviennent aux uns et aux autres. Chicanes, jalousies, frustrations des uns et des autres. Des chercheurs, public traditionnel, se sentent floués par des horaires troués et une multitude de nouveaux usagers. Comme en témoigne une série d’articles dans le Journal of the Society of Archivists en 2002-2003 (http://dx.doi.org/10.1080/0037981022000006417, accès payant) :

– Gee, Stacey. 2002. A Standard Service for All? The case for a flexible attitude. In Journal of the Society of Archivists vol. 23, no. 2.
– Moran Jenne & Martin Taylor. 2003. Lowering the Drawbridge: further thoughts on discriminating between readers. In Journal of the Society of Archivists vol. 24, no. 1.

Enfin, il semble être de plus en plus question d’impliquer les utilisateurs dans les décisions regardant l’évaluation des archives (par exemple : Elizabeth & Susan Graham. 2001. Should Users Have a Role in Determining the Future Archive? The Approach Adopted by the Public Record Office, the UK National Archive, to the Selection of Records for Permanent Preservation. In Liber Quaterly) et même l’indexation des fonds… Avec Archives 2.0: harnessing user energy, Bob Kosovsky a tenté le début d’une discussion sur le Web 2.0. Discussion restée dans le vide pour le moment, mais peut-être est-ce par manque de visibilité ?

Question : une certaine folksonomie (participation des utilisateurs) est-elle possible dans le travail de description des archives sans que l’on perde les avantages d’une indexation normalisée et surtout la teneur scientifique de cette fonction archivistique ?

PS : désolée pour mon absence de plus de 1 mois sur ce blogue. Période d’examens oblige…

Classé dans:Ère du numérique, Folksonomie, Utilisateurs

Karin Michel, M.S.I.
Architecte d’information et de données, Gouvernance de l’information et des données

M.S.I obtenue à l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information
Université de Montréal
Québec - Canada

Les propos tenus sur ce blogue sont des réflexions personnelles et n'engagent en rien mon employeur ou quelque personne que ce soit avec laquelle je travaille.

Intérêt en
gouvernance des données, architecture d'entreprise, modélisation de données, knowledge management, RIM, GID / GED, architecture de l'information et de données, ..., analyses de besoins, etc.
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