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Mise en valeur des archives : des utilisateurs de plus en plus diversifiés

Les progrès des nouvelles technologies, notamment la numérisation des images et la publication sur Internet, font que la diffusion à un large public est rendue plus facile mais aussi que la demande auprès des archives augmente. Les services de référence voient leur clientèle se diversifier, comme le décrit l’article suivant : Hill, Amanda. 2004. Serving the Invisible Researcher: meeting the needs of online users. In Journal of the Society of Archivists vol. 25, no. 2.

La satisfaction des usagers, qui était déjà importante pour les archivistes, devient un enjeux encore plus important et doit être plus étudiée quelle ne l’a été jusqu’à maintenant. C’est ce qui commence à se produire. D’une absence quasi totale de questionnements sur les utilisateurs et leurs besoins, il devient incontournable d’y porter attention. Surtout dans un contexte, quasi permanent et généralisé, d’absence de ressources financières, physiques et humaines pour répondre à une demande toujours croissante, attirée par ce travail de mieux en mieux fait de mise en valeur.

D’où un premier dilemme, montrer mais ne pas donner directement accès. Frustration des utilisateurs qui ont l’impression d’avoir été faussement attirés par une vitrine majestueuse et entrent dans un magasin aux étagères vides et sombres. Il faut donc éduquer pour bien faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’une duperie et encore moins d’une punition mais d’une nécessité. Dans le même temps, les besoins d’horaires étendus sont grandissants et difficiles à fournir par manque de moyens, encore une fois. Et enfin, les demandes de référence à distance prennent de plus en plus de place [cf. Salzmann, Katharine A. 2004. Contact Us: Archivists and Remote Users in the Digital Age. Co-published simultaneously in The Reference Librarian (The Haworth Information
Press, an imprint of The Haworth Press, Inc.) No. 85, 2004, pp. 43-50; and: Digital versus Non-Digital Reference : Ask a Librarian Online and Offline (ed: Jessamyn West)
].

Autre dilemme, les archives sont ouvertes à tous, gratuitement. Aucune discrimmination du public n’est faite. Plus de public, pas plus de ressources pour soutenir des heures d’ouvertures qui conviennent aux uns et aux autres. Chicanes, jalousies, frustrations des uns et des autres. Des chercheurs, public traditionnel, se sentent floués par des horaires troués et une multitude de nouveaux usagers. Comme en témoigne une série d’articles dans le Journal of the Society of Archivists en 2002-2003 (http://dx.doi.org/10.1080/0037981022000006417, accès payant) :

– Gee, Stacey. 2002. A Standard Service for All? The case for a flexible attitude. In Journal of the Society of Archivists vol. 23, no. 2.
– Moran Jenne & Martin Taylor. 2003. Lowering the Drawbridge: further thoughts on discriminating between readers. In Journal of the Society of Archivists vol. 24, no. 1.

Enfin, il semble être de plus en plus question d’impliquer les utilisateurs dans les décisions regardant l’évaluation des archives (par exemple : Elizabeth & Susan Graham. 2001. Should Users Have a Role in Determining the Future Archive? The Approach Adopted by the Public Record Office, the UK National Archive, to the Selection of Records for Permanent Preservation. In Liber Quaterly) et même l’indexation des fonds… Avec Archives 2.0: harnessing user energy, Bob Kosovsky a tenté le début d’une discussion sur le Web 2.0. Discussion restée dans le vide pour le moment, mais peut-être est-ce par manque de visibilité ?

Question : une certaine folksonomie (participation des utilisateurs) est-elle possible dans le travail de description des archives sans que l’on perde les avantages d’une indexation normalisée et surtout la teneur scientifique de cette fonction archivistique ?

PS : désolée pour mon absence de plus de 1 mois sur ce blogue. Période d’examens oblige…

Classé dans:Ère du numérique, Folksonomie, Utilisateurs

One Response

  1. [Pardon pour mon Français]

    Oui. Je crois qu’une solution pourrait consister à doter de URLs, de permaliens, aux unités de description, pour permettre aux utilisateurs, aussi internes que externes, les étiqueter et partager (à del.icio.us, par exemple).

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