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La mémoire, du point de vue physiologique et psychologique…

C’est ce à quoi nous propose de réfléchir cet article d’Hervé Morin, L’amnésie guette-t-elle l’espèce humaine ? (Le Monde, en ligne, 15 déc. 2007)

Le rapport avec les archives, les bibliothèques et Internet ?

Voici quelques extraits :

«(…) Christian Vandendorpe (université d’Ottawa) [ : ]« Internet ne fait qu’accélérer encore le mouvement d’externalisation de la mémoire humaine, entamé avec l’invention de l’écriture » (…)

Il rappelle que Platon, dans son Phèdre, posait déjà l’enjeu de cet abandon de souveraineté. Socrate y rapporte les propos du roi d’Egypte, selon lequel le dieu Thôt, inventeur de l’écriture, avait confondu deux choses très différentes : « Tu n’as pas inventé un élixir de mémoire, mais un moyen de retrouver un souvenir. Tu ne donnes pas la sagesse, mais l’apparence de la sagesse. »»

Depuis la naissance de l’écriture, en passant par l’éclosion de l’imprimerie, nos interrogations de fond ont-elles à ce point changé ? Pas forcément… Tout changement apporte son lot d’insécurité et de questionnements.

Il est même question de l’accès à la littérature scientifique…

«Autre inquiétude, émise par le biologiste Antoine Danchin (Institut Pasteur) : le risque d’amnésie que peut engendrer, dans le monde de la recherche, la disponibilité immédiate de la fraction la plus récente de la littérature scientifique. « Cela induit une forme de paresse qui fait que l’on ne revient pas toujours aux sources », constate-t-il. Des pistes déjà suivies sont ainsi à nouveau explorées en pure perte. Et le phénomène pourrait bien s’accentuer, puisque ce qui n’aura pas été numérisé n’aura plus, à l’avenir, droit de cité.»

Mais ne nous trompons pas, le thème central de cet article est le suivant :

«Plus de vingt siècles plus tard, la nouvelle externalisation de la mémoire qui se profile, d’une ampleur inégalée, pose des questions fort prosaïques : pourquoi se donner la peine d’apprendre quand tout est disponible à la vitesse de la lumière ? A quoi bon mener une réflexion personnelle pour écrire un texte quand le « copier-coller » s’y substitue avantageusement ? »

Dernière action que je me suis précipitée à exécuter, non pas pour ne pas réfléchir et copier bêtement, mais bien pour partager la réflexion… Comme quoi, tout est loin d’être à ce point perdu. La vie s’adapte. C’est la notion et la perception du temps qui change.

Classé dans:Ère du numérique, Mémoire

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