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Se retrouver dans le dédale du savoir et de l'information – Pour une gestion structurée de l'information

KMWorld – W5 : Knowledge Networks & Flow of Insights

This workshop identifies multiple barriers to the flow of knowledge in organizations and explores specific steps necessary to achieve breakthroughs.

Lien vers les points importants de l’atelier :  Knowledge Networks and the Flow of Insight (Highlights)

Lié au livre : The DNA of Collaboration de Chris Jones, 2012

Atelier très intéressant qui m’a revigorée. Il se trouve que je supporte la même idée selon laquelle il ne s’agit pas seulement de structurer, décrire et organiser le contenu pour aider à la trouver (stockage) OU de faciliter les flux des idées, des questions, etc, mais bien de trouver un équilibre en constante évolution via la convergence de ces 2 piliers qui aident à construire la connaissance et surtout à la maintenir en vie. Une connaissance non utilisée meurt.


La connaissance n’est pas seulement une question de savoir, on s’en rend compte en sortant de l’université avec un tout nouveau diplôme, la tête remplie de concepts – principes et bonnes pratiques -, mais c’est aussi et surtout développer et partager une pratique (dans laquelle on doit innover et faire évoluer les connaissances) et des façons de faire qui ne peuvent être apprises que par expérience.

Les technologies sont un des supports pour faciliter cette convergence et aider à gérer la complexité mais ne constituent certainement pas le seul élément, ni même l’élément majeur de l’équation. Elles sont une variable parmi d’autres avec une certaine pondération. Il se trouve qu’en raison du marketing des produits TI, qui laissent à penser qu’outil technologique règlera un problème humain (parce qu’effectivement dans le processus d’une implantation il faudra réfléchir sur les façons d’obtenir un résultat pour pouvoir les modéliser et les traduire en langage machine), la plupart des besoins sont exprimés en une demande de solution technologique, que la technologie soit bien ciblée ou non par rapport au problème à régler. Ceci n’aide pas parce que finalement les investissements vont dans des technologies sans que l’on investisse dans les facteurs humains et organisationnels qui sont au coeur de la réussite de l’implantation d’un système, que ce soit un outil de publication, wiki ou cms, ou un outil de communication comme la messagerie instantanée, quoi que cette technologie-là demande peu d’investissement en gestion du changement et en terme de stratégie d’adoption.

Mais le coeur de la question est de réussir à faire se rencontrer des intérêts – savoir, insécurités, forces, compétences, questions – individuels dans le but de régler un problème commun. Il n’y a pas une seule solution pour cela, il en existe un florilège, une façon de faire ou un point de vue n’exclu pas l’autre. La connaissance ne vient plus de l' »autorité » mais de la capacité à écouter les autres quel que soit le niveau de connaissance, parce que le « bon sens » ne s’apprend pas, il se bâtit à travers les expériences des uns et des autres; expériences qui ont eu lieu dans des contextes différents, et ces contextes ont influé sur les démarches, les décisions, le succès ou l’échec d’une idée ou de ses dérivés.

Pour revenir à l’atelier, nous avons fait un exercice dont l’objectif était de proposer des idées pour aider à régler ou cerner un problème. Avec le groupe de 4 personnes auquel j’appartenais avait opté parmi les questions proposées les thématiques suivantes : la confiance et la peur dans les organisations.
Je me suis retrouvée malgré moi face à plusieurs défis :
– j’ai été désignée comme modératrice du groupe – structurer et animer la discussion et m’assurer que des idées émergent
– il se trouve que le groupe était composée de 4 personnes ayant une langue maternelle différente et habitant des pays différents et travaillant dans des organisations de secteurs différents. (Japon, Allemagne, É.U., et moi, francophone pas particulièrement très confortable oralement en anglais)
– les 2 autres non anglophones n’étaient pas à l’aise pour s’exprimer en anglais ou même comprendre, l’anglophone venait d’un environnement où il n’y a pas nécessairement autant de complexité que dans le contexte professionnel où je me trouve actuellement, donc, il avait peu d’idée par rapport à comment faire face à des situations où se présentent de tels obstacles : comment bâtir une culture de confiance et dépasser l’insécurité en tant qu’obstacle pour atteindre une certaine cible.
– je devais obtenir la participation des gens et obtenir leur adhésion à la synthèse et aux idées qui sortiraient de notre discussion comme représentatives de notre pensée collective.

Bref, je me suis retrouvée modérateur, animateur, SME, et « aggrégateur », soit la personne devant récolter, synthétiser les idées, les structurer puis les présenter devant l’audience des autres sous groupes.

Autant cela aura été stressant, autant j’ai retiré :
– confiance en moi
– crédibilité devant des inconnus
– satisfaction d’avoir eu de la visibilité même si c’est stressant
Et récompense de toute les récompenses, quand il a fallu que les partenaires décident de la personne qui recevrait le livre du présentateur en cadeau, unanimement et sans hésitation, mes partenaires m’ont désignée.

Leçon pratique concernant les milieux multilingues que je tire de l’expérience et qui a émergé alors que je me trouvais coincée à ne pas parvenir à trouver le bon mot pour exprimer une idée et qui a aidé d’autres à s’insérer et mieux comprendre la discussion : connexion wifi ou autre à un outil de traduction et pourquoi pas, encourager les gens à s’exprimer dans leur langue en utilisant l’outil de traduction. Il y aura toujours quelqu’un de suffisamment avancé en anglais ou dans la langue de partage pour aider à exprimer et raffiner l’idée dans la langue de partage une fois que les éléments principaux auront été traduits par une machine.

J’ai ainsi appris un mot en japonais kashikoi – resourceful – débrouillard… Et vu un japonais très heureux (ahhh kashikoi – ahhh expression internationale de oui, je comprends!) de saisir mieux ce qui était dit.

Classé dans:Knowledge Management

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