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Se retrouver dans le dédale du savoir et de l'information – Pour une gestion structurée de l'information

La notion de genre(s) : un outil transférable pour l’évaluation des documents numériques.

J’ai fini par réaliser la suite de mon billet précédent Diplomatique et théorie des genres, complémentaires ?. Je me suis arrangée pour le faire dans le cadre d’un cours que j’ai suivi cet hiver (hiver 2009) à l’EBSI dans le cadre du cours blt6112- Évaluation des archives donné par Yvon Lemay.

Le résumé est le suivant :

Dans le contexte du numérique, un document ne se trouve plus être un objet fixe et stable. Les informations échangées via les technologies de l’information, avec l’usage de plus en plus répandu des outils collaboratifs et des réseaux sociaux, tendent à rapprocher les ressources produites, bien qu’inscrites sur un support, davantage de la tradition orale (non fixité apparente de la forme et du contenu), que de l’imprimé, qui a historiquement fixé les formes et le contenu en raison de l’héritage technique de la procédure d’impression. Après avoir rapidement parlé du concept de document, nous avons rapidement passé en revue quelques lectures sur le concept de genre. Nous avons ainsi constaté que les genres prenaient en compte le contenu mais aussi la structure rhétorique alliant forme et contenu selon une approche rappelant les bases de la diplomatique.

Référence bibliographique : Michel, Karin. 2009. La notion de genre(s) : un outil transférable pour l’évaluation des documents numériques. Travail réalisé dans le cadre du cours BLT6112 L’évaluation des archives. Montréal : Université de Montréal, École de bibliothéconomie et des sciences de l’information.

Vous trouverez le document complet sur le dépôt institutionnel de l’Université de Montréal, Papyrus, à l’adresse suivante : http://hdl.handle.net/1866/2938.

Et un des mes prochains thèmes  sera la taxonomie, d’autant plus qu’il s’agit de mon travail actuel : taxonomiste d’entreprise chez SNC-Lavalin.

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Ces super héros… les archivistes

Digital Preservation and Nuclear Disaster: An Animation

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Rapport sur une stratégie de préservation et d’accès aux données scientifiques numériques

Le groupe de travail sur les données numériques (Interagency Working Group on Digital Data- IWGDD) du comité du Conseil national en science et technologie des États-Unis (National Science and Technology Council’s (NSTC) Committee) a publié un rapport détaillant une stratégie pour promouvoir la conservation et l’accès aux données scientifiques numériques.

Texte du message original diffusé sur la liste ERECS-L par Mark Conrad (2009-02-20) :

«The Interagency Working Group on Digital Data (IWGDD) of the National Science and Technology Council’s (NSTC) Committee on Science has issued a report detailing a strategy to promote preservation of, and access to, digital scientific data. The National Archives and Records Administration (NARA) was one of the agencies that participated in the development of this report. Kenneth Thibodeau and Robert Chadduck of the Electronic Records Archives (ERA) Program Management Office served as NARA’s representatives to this group

Le rapport de l’Interagency Working Group on Digital Data (IWGDD) est intitulé :  Harnessing the Power of Digital Data for Science and Society.  Washington, janvier 2009. 

Pour y accéder : http://www.nitrd.gov/about/Harnessing_Power_Web.pdf

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Diplomatique et théorie des genres, complémentaires ?

La diplomatique revient en force dans le cadre de la préservation de l’information numérique auprès des archivistes et s’étend même dans les réflexions des bibliothécaires, eux aussi de plus en plus confrontés à la nécessité de créer et maintenir des dépôts numériques, notamment pour les thèses ou les publications scientifiques dans le milieu universitaire, et doivent donc se pencher sur la question de l’authenticité, l’intégrité et la stabilité d’un document.

Selon l’Encyclopedia Universalis, la définition de la diplomatique est la suivante «[…] science qui étudie la tradition, la forme et la genèse des actes écrits en vue de faire leur critique, de juger de leur sincérité, de déterminer la qualité de leur texte, d’apprécier leur valeur exacte en les replaçant dans la filière dont ils sont issus, de dégager de la gangue des formules tous les éléments susceptibles d’être exploités par l’historien, de les dater s’ils ne le sont pas et enfin de les éditer.»

La lecture de plusieurs articles et ouvrages montre qu’il s’esquisse une série de réflexions intéressantes sur l’évolution de la notion de fixité du contenu et de la forme comme gage d’authenticité et d’intégrité d’un document, confrontant les critères répandus depuis que l’imprimé est entré dans les mœurs. Les repères actuels sont nés il y a peu de temps et ont existé finalement sur une courte période au regard de l’histoire de l’humanité. Ils ne sont peut-être plus aussi pertinents dans le monde numérique qui s’impose de plus en plus.

C’est dans ce contexte que nous allons faire un rapide état de la question autour de la diplomatique et des concepts connexes appliqués aux documents et à l’information numériques.

La diplomatique contemporaine s’appuie encore sur une définition traditionnelle du document

Il est difficile de définir un document, et il existe plusieurs définitions de ce terme selon que le point de vue soit technique, juridique ou archivistique. Cependant, on s’entend en général pour reconnaître, particulièrement dans le domaine des sciences documentaires et de l’information, que le document est une information consignée sur un support, créée dans un contexte particulier et ayant une valeur de preuve ou d’information (Mas, 2003). C’est ce que l’on comprend par définition relativement «traditionnelle» du document. Il n’est pas fait référence au fait que dans le contexte du numérique, le document est dématérialisé, c’est-à-dire, que le contenu n’est plus intrinsèquement lié au support physique qui rend possible sa conservation et sa lecture. Ce fait a un impact important sur l’utilité et le rôle de la diplomatique ainsi que dans le débat entourant son application, puisque le document est l’unité d’analyse de cette dernière discipline.

La diplomatique : un outil pour identifier les caractéristiques d’un document

Née au 17e siècle et utilisée surtout par les historiens et les médiévistes, de science autonome enseignée à l’université, la diplomatique est devenue un outil intégré par d’autres domaines disciplinaires dont l’archivistique. En ce qui nous concerne directement, l’analyse documentaire, un tournant s’est produit à la fin des années 1980, début des années 1990, quand, notamment, Luciana Duranti a permis de faire connaître la méthode en Amérique du Nord et a appliqué cette dernière aux documents contemporains et numériques. Dans une série d’articles parus dans la revue Archivaria de 1989 à 1992, elle situe les origines et définit les concepts de base de la diplomatique pour en démontrer l’application possible aux documents contemporains ; et ce, particulièrement, dans le but d’aider à établir l’authenticité et l’intégrité des documents numériques. Selon elle, un des apports principaux de la diplomatique à la discipline archivistique moderne est la rigueur scientifique et son caractère formateur. Aspects qui permettent aux archivistes d’adopter un vocabulaire précis, dénué d’ambiguïté et partagé par tous. D’un autre côté, elle apporte un cadre méthodologique qui favorise la vérification de la valeur, du contexte de création et de la véracité de l’information (Duranti, 1991-1992).

La diplomatique : un outil pour valider l’authenticité et l’intégrité d’un document

La diplomatique en tant qu’étude des documents permet d’analyser les caractéristiques internes (protocole, exposé) et externes (qualité du support physique, mise en page, etc.) du document afin de retracer si ce dernier est authentique et fiable. À savoir, le document est-il bien ce qu’il prétend être et son contenu est-il bien le message qui devait être transmis ? Ce point de vue traditionnel de la diplomatique est revu afin de voir son application s’adapter davantage aux besoins actuels. Ainsi Caroline Williams (2005) rappelle que l’objet de l’analyse diplomatique a dû être élargi en raison de l’évolution des besoins et ainsi :

  • include informal documents as well as formal;
  • encompass aggregations of documents as well as individual ones;
  • consider the organisations and systems producing documents as well as the documents themselves;
  • enable prospective as well as retrospective analysis;
  • encompass electronic as well as paper-based systems.
    (Williams 2005, 4)

Élargissement de cadre qu’elle trouve possible avec la définition de la diplomatique énoncée par Luciana Duranti: «Diplomatics is the discipline which studies the genesis, forms and transmission of archival documents, and their relationship with the facts represented in them and with their creator, in order to identify, evaluate, and communicate their true nature.» (Williams 2005, 4)

Aussi, une partie du débat tourne justement autour de la portée de la diplomatique. Doit-elle concerner uniquement les documents formels et ayant valeur de preuve, ou, comme on a tendance à le comprendre aujourd’hui, être inclusive et intégrer toute la panoplie des nouvelles formes et types de documents qui prolifèrent dans le monde numérique, «[…] permitting records of an informal, personal, non-juridical nature to be the subject of analysis ?» (Williams 2005, 6). De son côté, Heather MacNeil explique que «[t]he archival-diplomatic analysis of an electronic record is a process of abstraction and systematization that eliminates the particularities and anomalies of records in the interest of identifying their common, shared elements» (MacNeil 2004, 224).

Le champ d’application de la diplomatique a commencé à changer en Europe continentale (hors Royaume-Uni) autour des années 1960 pour toucher tous les documents se trouvant dans des archives historiques. Enfin, plus récemment, avec l’apparition des lois sur l’accès à l’information et la protection des données dans les pays occidentaux, il s’avère que «any document or record produced for business purposes must be able to stand up to scrutiny. It must be able to demonstrate such qualities as authenticity, reliability, integrity and usability, transparency and compliance if it is to support the business effectively, and it is these qualities that the science of diplomatic has always aimed to analyse» (Williams 2005, 8). Dans ce contexte, la méthode de la diplomatique permet de construire un prototype d’outil analyse universel, et ce, d’autant plus applicable aux documents numériques si l’on insère, dès la création de ces derniers, les éléments permettant d’évaluer leur authenticité, leur fiabilité et leur intégrité et de favoriser leur préservation.

Dans une autre perspective, certains auteurs s’interrogent sur l’utilité de la diplomatique pour garantir l’authenticité, mais également sur la pertinence de déterminer l’authenticité des documents numériques. Comme, par exemple, Jean-Daniel Zeller qui déclare que la diplomatique efficace quand «les objets numériques sont stables et circonscrits, elle est considérablement moins utile dans l’analyse des systèmes électroniques contenant des objets numériques qui se comportent différemment, c’est-à-dire, des systèmes dans lesquels les entités numériques sont fluides et moins faciles à circonscrire.» (Zeller 2004, 103)

Il ajoute que «[b]ien que nous ayons essayé de l’adapter aux réalités de la conservation du document contemporain, la diplomatique reste enracinée dans une conception très traditionnelle de ce qu’est un document et est donc limitée dans sa capacité d’étendre la palette de compréhension de la nature des différentes sortes de systèmes électroniques et de la variété des entités contenues dans celles-ci.» (Zeller 2004, 103)

Il s’avère que l’authenticité se déplace vers un tiers de confiance et sur la base de relations transactionnelles : «ce n’est pas tant le support qui est une garantie d’authenticité mais plutôt les systèmes de tiers de confiance qui les entourent (les notaires, les banques, les postes, et, pourquoi pas, les archivistes).» (Zeller 2004, 109)

Question que Luciana Duranti avait en quelque sorte anticipée en précisant que «where records creation is consciously controlled, diplomatics guides the recognition of patterns and facilitates identification, while, where records creation is uncontrolled, diplomatics guides the establishment of patterns, the formation of a system in which categories of records forms are devised, which is able to convey content and reveal procedure. Once a system is established, then its description in a metadata system will have to reflect it by expressly articulating the relationships among record forms, procedures, actions, persons, functions, and administrative structures» (Duranti 1991-1992, 14). Ce qui revient finalement à définir un cadre de référence fixe sur lequel se baser pour évaluer l’authenticité d’un document dont le support ne peut plus être un indice fiable de son intégrité et de sa véracité.

De la diplomatique à la typologie des documents et au genre d’information

La diplomatique n’est pas le seul terme pouvant relevant du concept d’identification des caractéristiques des documents. Au Québec, on parle plutôt de typologie des documents dont l’usage permet de définir le rôle et les caractéristiques des documents pour pouvoir en déduire la valeur informationnelle (Gagnon-Arguin, 2001).

Selon Jean-Daniel Zeller (2004), une typologie doit être :

  • – Simple : c’est-à-dire identifiable par utilisateur non spécialiste.
  • – Cohérente : offrir une couverture exhaustive du champ déterminé et assez générique, donc être extensible.
  • – Ne pas comporter trop de catégories pour une meilleure convivialité.

Ayant ces caractéristiques, c’est sans doute ce qui fait de la grille d’analyse de Louise Gagnon-Arguin (2001) un outil puissant. Cependant, on remarque que cette typologie s’intéresse particulièrement aux fonctions administratives des documents. De même, la diplomatique «constitutes a broad and deep foundation on which to identify and analyze the necessary and sufficient components of an authentic electronic record in a bureaucratic environment» (MacNeil 2004, 224)

Vers une nouvelle typologie des documents

Une autre typologie doit prendre aussi en compte les caractéristiques technologiques pour aborder une nouvelle définition du document qui tiendrait compte de la dématérialisation de ce dernier (Zeller 2004, 104). Dans l’univers analogique, les différents éléments du documents sont intrinsèquement liés au support. Ce n’est pas le cas pour le numérique d’où la nécessité de redéfinir le cadre d’analyse des documents numériques, ce qu’a tenté de faire Louise Gagnon-Arguin (2002) en se donnant pour «objectif […] de poser la question à savoir si ces archives [électroniques] constituent un bloc d’information aussi monolithique que leur appellation le laisse croire ou si elles n’offrent pas certaines caractéristiques particularisant leur contenu, fournissant des axes de différentiation et permettant ainsi une meilleure connaissance de leur valeur et de leur capacité de témoignage» (Gagnon-Arguin 2002, 21). Pour le moment, on en est encore au stade de l’exploration pour trouver les moyens d’identifier les caractéristiques particulières, si elles le sont, des nouveaux documents en émergence, particulièrement en ce qui concerne les documents dynamiques et interactifs que l’on trouve sur le Web mais également de plus en plus au sein des organisations.

L’idée de reprendre le processus par lequel le père officiel de la diplomatique, Mabillon, a procédé, c’est-à-dire retourner «to those inductive (i.e., «research then theory ») roots» (MacNeil 2004, 226), fait surface chez plusieurs auteurs. Retrouver les premiers pas des médiévistes et étudier un large spectre de documents numériques pour en découvrir les éléments communs et distinctifs est une thématique qui devient récurrente étant donné que le numérique fait renaître la culture du manuscrit (un contenu toujours en mouvement) telle qu’elle existait avant que l’imprimé ne fige le contenu écrit et ses formes, notamment pour des raisons techniques (Curral 2008, 73). Pour que l’approche tire totalement le fruit de ses recherches, il faudrait que plusieurs disciplines, comme la linguistique, la sémiotique, la sociologie, l’administration, et d’autres, collaborent (MacNeil 2004, 228).

Le genre : une autre grille d’analyse en perspective ?

En abordant la problématique du point de vue des sciences sociales, nous vient la notion de genre, notamment dans le cadre de l’étude de la communication au sein des organisations. «La définition de genre, entendue dans le sens du genre d’information produite dans les organisations, découle des travaux d’Orlikowsky et Yates de MIT qui ont publié leurs recherches sur le sujet en 1992 et sur lesquelles s’appuient les recherches ultérieures. Pour ces deux chercheurs, un « genre d’information » c’est « socially recognized types of communicative actions – such as memos, meetings, expense forms, training seminars – that are habitually enacted by members of a community to realize particular social purposes » (Yates and Orlikowski, 1992). Ce sont donc des types d’actions de communication socialement reconnus et qui sont utilisés par les membres d’une communauté dans un but social particulier.» (Gagnon-Arguin 2002, 27-28).

Poursuivant la piste autour de ce concept au sein des sciences documentaires, nous avons trouvé un article de Jack Andersen (2008, 339) qui définit la notion de genre ainsi : «Genres of nonfictionnal prose cover the relationship between forms of communication, human activity and social organization, and how activities are typified by means of genre.» Bien que le regard d’Andersen soit sous l’angle de l’utilité de la théorie du genre dans le cadre de la bibliothéconomie, il semble que cette dernière pourrait également être applicable dans le cadre de l’identification des documents d’un point de vue archivistique. Il s’agit de pouvoir caractériser les documents et les informations transmis et créés pour communiquer dans le cadre d’une activité. C’est donc une autre facette du document qui est étudiée et analysée dans ce cas. Mais elle n’est nullement incompatible avec la notion de document telle qu’entendue par les archivistes. Cette vision permet de compléter l’aspect administratif, légal et financier et les caractéristiques technologiques du document numérique en y ajoutant le caractère social des échanges. Selon, Andersen (2008, 340) «[s]tudying genres would reveal how they and human activity are important organizing factors of communication and knowledge. […] A genre view of these communicative activities would provide a means to examine systematically document production and use and the organization of document production and use.»

La théorie des genres ne s’intéresse pas aux documents de manière isolée mais selon leur contexte de communication et les moyens de transmission utilisés pour effectuer une tâche donnée. Être capable de définir le caractère du discours est aussi un outil pour déterminer l’authenticité d’un message. À la fin de sa section sur la théorie du genre et ses concepts, Andersen (2008, 354) indique que «[…] genre sets, genre and activity systems, and genre repertoires are powerful analytical tools for examining the organization of texts, works, knowledge, and human activity.» Ainsi, la théorie des genres est potentiellement un outil complémentaire à la diplomatique pour aider à faire évoluer le cadre conceptuel de l’analyse des documents pour leur évaluation et valider leur authenticité.

Dans le cadre de ce billet, nous n’avons pas approfondi ni exploré plus avant pour bien comprendre cette notion de genre d’information, ni voir, si potentiellement, cela pourrait être une piste qui aiderait les archivistes dans leur travail, à savoir identifier et caractériser des documents (et de plus en plus des informations) au regard de leur contexte de création, tout en étant capable de vérifier si leur valeur informationnelle et de preuve est non seulement pertinent, mais de source authentique.

Conclusion

Nous remarquons que la diplomatique reste une base méthodologique pertinente et qui peut être adaptée au contexte contemporain. Ses principes sont assez solides pour supporter une évolution et une adaptation dans le temps en même temps que son objet d’étude, le document, se transforme et redevient un objet fluide comme cela était le cas avant l’apparition de l’imprimé. C’est peut-être même de là que vient sa force. Cette discipline n’a nul besoin de l’existence d’un document certifié conforme (qui peut par ailleurs tout de même être factice ou un vrai faux) pour qualifier l’authenticité et l’intégrité d’un document et de l’information qu’il porte. Elle se base sur de nombreux autres critères beaucoup plus malléables et évolutifs. L’ajout d’éléments d’analyse reflétant les aspects technologiques et sociaux des échanges d’information ne remet pas en question le processus de vérification de la validité et de l’authenticité d’un document ou d’une ressource. Car c’est bien d’un processus scientifique et d’une méthode que l’on parle et non d’une technique prisonnière de son environnement.

Bibliographie

Revue de littérature

Andersen, Jack. 2008. The concept of genre in information studies. Annual review of information science and technology 42 : p. 339-367

Currall, J. and Moss, M. 2008. We are archivists, but are we OK? Records Management Journal 18-1 : p. 69-91.

Duranti, Luciana. 1991-1992. Diplomatics : new uses for an old science (part VI). Archivaria 33, (hiver 1991-1992)

Gagnon-Arguin, Louise. 2002. Les archives électroniques : une mémoire orpheline ou en mutation ? In Actes du 4e symposium du GIRA : p. 21-30. En ligne. www.gira-archives.org/documents/GIRA-2002.pdf

MacNeil, Heather. 2004. Contemporary archival diplomatics as a method of inquiry : lessons learned from tow research projects. Archival Sciences 4 : p.199-232

Williams, Caroline. 2005. Diplomatic attitudes : from Mabillon to metadata. Journal of the Society of Archivists 26, no 1 (avril) : p. 1:24

Zeller, Jean-Daniel. 2004. Documents numériques : à la recherche d’une typologie perdue… Document numérique, (août) : p. 101-106

Sources connexes

Gagnon-Arguin, Louise. 2001. Typologie des documents des organisations : de la création à la conservation. PUQ : 432 pages

Mas, Sabine. 2003. Propos généraux sur la notion du document. Archives SIC, commentaire sur le thème Document : forme, signe et relation, les re-formulations du numérique, 26 juillet 2003. En ligne <http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/perl/bbs/bbs.cgi.fr?forum=sic_00000413&task=show_msg&msg=0001&lang=fr>(d’après Savoirs CDI – le 9 novembre 2008)

Roger T. Pédauque. 2003. Document : forme, signe et médium, les re-formulations du numérique. En ligne. http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00000511.html

2009-08-21 : Suite de la réflexion et de la revue de littérature via le billet La notion de genre(s) : un outil transférable pour l’évaluation des documents numériques sur ce même blogue.

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Numérisation des documents : quelques repères [mis à jour]

 Mise à jour du 2008/10/01 : section Ressources en anglais,
A Format for Digital Preservation of Images : A Study on JPEG 2000 File Robustness.

 Mise à jour du 2008/07/13 : section Ressources en anglais,
Quel format choisir pour les images numérisées ?

Ressources en français

Digicoord : plateforme d’information sur les projets de numérisation suisses. https://www.digicoord.ch/ 

Offre une liste des meilleures pratiques : https://www.digicoord.ch/index.php/Best_practices  [contribution souslapoussiere.org]

Direction des archives de France. Numérisation. http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/gerer/numerisation/

Comprend un guide pour l’élaboration de cahiers des charges (2008).   [contribution souslapoussiere.org]

Anne Debant, Patrick Perrot. Module 09 – Reproduction par microfilmage et numérisation. PIAF. http://www.piaf-archives.org/sections/formation/module_09/

ONU. ARMS (Section des archives et des records). Planification d’un projet de numérisation de documents. 2006. http://secint33.un.org/unarms/fr/unrecordsmgmt/electronicrecords/planscandigitproject.html

Gaëlle Béquet. La numérisation des documents patrimoniaux. 1997. http://www.culture.gouv.fr/culture/conservation/fr/preventi/documents/c13.pdf

BNF. «Charte technique du service de Numérisation». Numérisation : documents techniques. 2005-2006. http://bibnum.bnf.fr/numerisation/index.html

UNESCO. «Appendix E: Questions relatives à la numérisation». Programme mémoire du Monde. 1994-1996. Comprend :

  1. Intérêt des documents numérisés
  2. Plan technique
  3. Méthodologie du projet
  4. Préservation et accès
  5. Diffusion des documents numérisés.

http://www.unesco.org/webworld/mdm/administ/fr/MOW_finE.html

 Del Smith. Numérisation des documents: quel type de solution adopter? TechRepublic/ZDNet.fr, 8 septembre 2003. http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39116775,00.htm

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Ressources en anglais

Paolo Buonora, Archivi di Stato; and Franco Liberati, Università degli Studi di Roma. A Format for Digital Preservation of Images: A Study on JPEG 2000 File Robustness. D-Lib Magazine, vol. 14, no 7/8, juil./août 2008. doi:10.1045/july2008-buonora

Quel format choisir pour les images numérisées ? Les Néerlandais ont fait une étude comparative de plusieurs formats dont le JPEG2000, PNG1.2, TIFF LWZ : Gillesse et al. 2008. File Formats Alternative for Storing Master Images of Digitisation Projects. National Library of the Netherlands [ajouté le 2008/07/13]

NARA. Technical Guidelines for Digitizing Archival Materials for Electronic Access: Creation of Production Master Files – Raster Images. http://www.archives.gov/preservation/technical/guidelines.pdf  [contribution souslapoussiere.org]

Technical Advisory Service for Images. http://www.tasi.ac.uk/  [contribution souslapoussiere.org]

American Heritage Center, University of Wyoming.  Digital Imaging Best Practices. http://ahc.uwyo.edu/onlinecollections/default.htm
 
Colorado Digitization Project Guidelines. http://coloradodigital.coalliance.org/glines.html
 
Cornell University, Digital Initiatives at the Library http://www.library.cornell.edu/about/digital.html

Digital Preservation Management Workshop (and Tutorial) offers a digital preservation training program to enable effective decision making for administrators who will be responsible for the longevity of digital objects in an age of technological uncertainty. http://www.library.cornell.edu/iris/dpworkshop/ .  (Cornell uses DSpace.)

Digital Library of Georgia. http://dlg.galileo.usg.edu/?Welcome

Materials developed: http://galdb1.gsu.edu/cgi-bin/homepage.cgi?style=&_id=815524ac-1201451014-5925&_cc=1
Challenges and solutions: http://galdb1.gsu.edu/cgi-bin/homepage.cgi?style=&_id=815524ac-1201451014-5925&_cc=1
Digitization Guide: http://dlg.galileo.usg.edu/guide.html

 Kentuckiana Digital Library. Digital Library Production Guide.
http://www.kyvl.org/kentuckiana/bpguide/about.shtml
 
Research Libraries Group. Guides to Quality in Visual Resource Imaging.
http://www.rlg.org/visguides/

 J. Paul Getty Trust : Guides from planning through management of digitization project.     http://www.getty.edu/research/conducting_research/standards/introimages/index.html
           
 Kenney, Anne. R. and Oya Y. Rieger.  Moving Theory into Practice: Digital Imaging for Libraries and Archives.  Research Libraries Group, 2000.
 
Library of Congress. http://www.digitalpreservation.gov/

American Memory project has more than 7.5 million digital items from more than 100 historical collections. The Library is also involved in producing and maintaining standards for the use of other digital libraries, and offers technical and metadata guidelines and reports from various projects: http://www.digitalpreservation.gov/library/technical.html. (See also http://memory.loc.gov/ammem/index.html).

 National Initiative for a Networked Cultural Heritage. http://www.nyu.edu/its/humanities/ninchguide/

The NINCH Guide to Good Practice in the Digital Representation and Management of Cultural Heritage Materials by the Humanities Advanced Technology and Information Institute (HATII), University of Glasgow, and the National Initiative for a Networked Cultural Heritage (NINCH). Includes guidelines from planning to preservation.

New York State Library. Planning Digital Projects for Historical Collections.  http://digital.nypl.org/brochure/index.html

Provides a planning to selection and delivery guidance for the creation of digital projects for library based historical collections.

  NEDCC. Preservation leaflets “Preservation and Selection for Digitization” . http://www.nedcc.org/resources/leaflets/6Reformatting/06PreservationAndSelection.php
 
 North Carolina ECHO (Exploring Cultural Heritage Online). Digitization Guide.
http://www.ncecho.org/Guide/index.htm
 
Sitts, Maxine K., ed.  Handbook for Digital Projects: A Management Tool for Preservation and Access.  Northeast Document Conservation Center, 2000.
 
University of Maryland, Hornbake Library, College of Information Studies
http://www.clis.umd.edu/research/projects.shtml
 
University of Maryland, Office of Digital Collections & Research

Online best practices, Imaging Primer, and other resources. www.lib.umd.edu/dcr/publications.htm

  Source : Nancy Adgent, Rockefeller Archive Center

Classé dans:Documents numériques, Numérisation, Préservation information numérique,

Bibliographie thématique sur la préservation de l’information numérique (publications savantes)

 Revue thématique des publications sur la préservation de l’information numérique (publications savantes) : issue de The Scholarly Electronic Publishing Bibliography (SEPB) – février 2008

Classé dans:Archivistique, Bibliothéconomie, Documents numériques, Préservation information numérique

Liste d’outils pour la préservation numérique par le Digital Curation Centre

Digital Curation Centre: Digital Curation Tools offre une liste de référence annotée d’outils non commerciaux, de manuels techniques, de méthodologies, etc. concernant la préservation numérique. 

De quoi commencer à explorer quand on débute dans le domaine. Le site du Digital Curation Centre regorge d’informations, rend disponible ses recherches, études de cas et ses présentations. La communauté a accès à différents blogues, fils de discussion, journaux en ligne et liens vers des ressources sur les enjeux techniques et légaux de la préservation numérique.

La mission du Centre :

Working with other practitioners, the Digital Curation Centre will support UK institutions who store, manage and preserve these data to help ensure their enhancement and their continuing long-term use.

What is digital curation? Digital curation is maintaining and adding value to a trusted body of digital information for current and future use; specifically, we mean the active management and appraisal of data over the life-cycle of scholarly and scientific materials.

Le Centre a dernièrement diffusé lors du 3rd International Digital Curation Conference, l’ébauche d’un modèle de cycle de vie présentant les actions à réaliser à chaque stade. Les responsables de ce projet recevront les commentaires sur ce modèle jusqu’au 29 février 2008 sur le forum du DCC.

The DCC Curation Lifecycle Model
Curation Lifecycle Model

Classé dans:Cycle de vie, Documents numériques, Préservation information numérique

SEPB – Library Issues : Information Integrity and Preservation

C’est ce que l’on trouve notamment dans la table des matières de cette bibliographie sélective d’ouvrages savants publiés électroniquement depuis 1990 , The Scholarly Electronic Publishing Bibliography (SEPB), Version 70: 12/18/2007, compilée  par Charles W. Bailey, Jr. (Houston, USA).

 Voir 6.4 Library Issues: Information Integrity and Preservation

Classé dans:Archivistique, Bibliothéconomie, Documents numériques, Préservation information numérique

Acquérir des archives originellement créées sur support numérique

C’est un des rôles qu’a ajouté la bibliothèque de Wellcome (Londres, Royaume-Uni) à son mandat.

 publie des articles, rédigés par les acteurs, eux-mêmes, de cette expérience:

1. Hilton, thompson. Collecting Born Digital Archives at the Wellcome Library. Ariadne 50 (janvier 2007).

2. Hilton, thompson. Further Experience in Collecting Borne Digital Archives at the Wellcome Library. Ariadne 53 (octobre 2007).

Ils parlent de comment ils se sont organisés, de quelles adaptions (au niveau de la culture d’entreprise et au niveau technologique) cela leur a demandé, avec quels outils ils ont fonctionné, du défi des métadonnées, des problèmes concrets qu’ils ont rencontré, etc.

Nous avons là leur point de vue au démarrage de l’expérience, puis après quelques mois de pratique. Un partage intéressant…

Classé dans:Acquisition, Archivistique, Documents numériques, Métadonnées, Préservation information numérique

Bibliothèque numérique et archives…

Avec la multiplication exponentielle de l’information numérique, les bibliothécaires cherchent des bases méthodologiques théoriques sur lesquelles ils pourront construire un nouveau modèle de préservation et de diffusion.

Et certains s’inspirent des principes fondamentaux de l’archivistique …

comme Seamus Ross, professeur de l’Université de Glasgow, dans sa présentation lors de l’European Conference on Research and Advance Technology For Digital Libraries (ECDL 2007) qui s’est tenue à Budapest en septembre 2007 :

I might humbly suggest that digital libraries must adopt a theoretical stance. As I noted above, library science is devoid of theoretical foundations and of a knowledge-base that is relevant to the budding digital world. Archival science with its principles of uniqueness, provenance, arrangement and description, authenticity, appraisal, and its tool sets such as diplomatics, may offer us a framework for a theoretical foundation for digital libraries. [Digital preservation, archival science and methodological foundations for digital libraries. ECDL 2007 ]

Quand dans le même temps et suite à cette présentation, Robin Rice, University of Edinburgh demandait à une archiviste…

[…] what she thought of that sentiment, and she thought that libraries were in a better position to adapt to the digital world than archives.

Classé dans:Archivistique, Ère du numérique, Bibliothéconomie, Préservation information numérique

Karin Michel, M.S.I.
Architecte d’information et de données, Gouvernance de l’information et des données

M.S.I obtenue à l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information
Université de Montréal
Québec - Canada

Les propos tenus sur ce blogue sont des réflexions personnelles et n'engagent en rien mon employeur ou quelque personne que ce soit avec laquelle je travaille.

Intérêt en
gouvernance des données, architecture d'entreprise, modélisation de données, knowledge management, RIM, GID / GED, architecture de l'information et de données, ..., analyses de besoins, etc.
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